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Bonjour,
« POUR UN XXIe SIÈCLE PAYSAN » est le thème qui sera développé par Silvia Pérez-Vitoria lors de notre prochaine conférence-débat ce jeudi 15 novembre à l’ULiège. Économiste, sociologue et journaliste, Silvia Pérez-Vitoria est l'auteure d'ouvrages percutants ainsi que de films documentaires sur les questions agricoles et paysannes.
Pour compléter notre cycle annuel de 4 conférences, nous aurons :
– Jeudi 24 janvier 2019 : Technologies sans fil, ondes électromagnétiques,… Et notre santé ?, avec Wendy de Hemptinne, physicienne, cofondatrice de l’association ondes.brussels.
– Jeudi 7 mars : Contre le totalitarisme transhumaniste. Avec Michel Weber, philosophe et essayiste.
– Jeudi 9 mai : Penser l’antitourisme. Avec Rodolphe Christin, sociologue, auteur de plusieurs essais dont le Manuel de l’antitourisme.
Plus de précisions sur ces conférences dans l’agenda ci-dessous ou sur notre site www.liege.decroissance.be.
Sommaire
– Notre prochain dimanche convivial
– L'agenda du mpOC-Liège
– Le système Pierre Rabhi
– Climat et effondrement
– La débâcle du nucléaire annoncée, présente et à venir
– Contre le déploiement des compteurs communicants
– Pétitions
Notre prochain dimanche convivial
Le 9 décembre 2018
Balade pédestre dans l’Eifel et les Hautes Fagnes, au départ de Monschau (Montjoie) jusqu'à la maison forestière de Ternell (musée de la Forêt), en passant par le versant allemand.
Distance : 14 km ; il y a différentes possibilités de raccourcir le parcours (dans tous les cas, on se retrouve à Ternell).
Horaires :
- Départ en train de la gare des Guillemins à 9 h 04, à destination d'Eupen (rendez-vous dans le dernier wagon, quai n° 1).
- Bus 385 à 10 h devant la gare SNCB d’Eupen, arrivée à Montjoie 25 minutes plus tard.
- Retour par le bus de 15 h 47 à Ternell et le train à 16 h 17 à Eupen. Arrivée à 16 h 56 à Liège-Guillemins.
Recommandations
- N'oubliez pas votre pique-nique et de bonnes chaussures.
- À la gare des Guillemins, acheter un billet Euregio à 18,5 € ; il est valable pour deux adultes et trois enfants (en WE – en semaine, ce billet ne vaut que pour une personne) : il couvre tous les trajets en train et bus, en Belgique et en Allemagne.
Alternativement, si vous disposez d’un abonnement TEC, les bus sont gratuits le dimanche, mais vous aurez 2,7 € (x 2) à payer pour la partie du trajet en Allemagne (parfois le chauffeur laisse passer...). L’aller-retour Liège-Eupen coûte 8,5 € (billet WE).
Pour acheter un billet Eurogio, ceux qui viennent seuls ont rendez-vous à la gare à 8 h 50 devant la salle des guichets.
Remarque
Pour être tenu au courant des informations de dernière minute à propos des balades, abonnez-vous à la lettre Marcher avec le mpOC-Liège.
L'agenda du mpOC-Liège
- Jeudi 15 novembre, 19 h, Liège
POUR UN XXIe SIÈCLE PAYSAN
Rencontre-débat avec Silvia Pérez-Vitoria
Marchandisation du vivant, destruction des ressources, élimination des paysans… Les ravages des modèles agricoles industriels ne sont plus à démontrer. Le mythe d'une « agriculture intelligente », confiée à des techniciens du vivant, n'interrompra pas la débâcle en cours. Lassés de l'inertie d'une majorité d'acteurs politiques et économiques, les paysans ne se laissent plus faire. Les initiatives en rupture avec le système dominant se multiplient, y compris au cœur des villes. Le « Manifeste pour un XXIe siècle paysan », de Silvia Pérez-Vitoria, vient à son heure pour accompagner une dissidence, une rébellion et une autonomie retrouvées.
Économiste, sociologue et journaliste (Monde diplomatique), Silvia Pérez-Vitoria est l'auteure d'ouvrages percutants (Les paysans sont de retour, La riposte des paysans,...) ainsi que de films documentaires sur les questions agricoles et paysannes (de la France aux USA en passant par le Nicaragua). Elle est considérée comme l'une des meilleures journalistes spécialisées dans les mouvements paysans alternatifs du monde entier.
Voir cette page consacrée à Silvia Pérez-Vitoria : bibliographie, articles et documents audio.À l’Université de Liège, place du XX août 7, 4000 Liège (salle Gothot).
Accueil dès 19 h, début à 19 h 30. Entrée à prix libre.Un événement co-organisé par mpOC-Liège, Barricade, Grappe et Attac-Liège, avec le soutien du MAP et CATL.
Le flyer (A6, PDF). Le même disposé en 4 A6 sur une page A4.- L'affiche (PDF).
- Les flyers et l'affiche sont disponibles à la librairie Barricade, rue Pierreuse, Liège.
- Deux autres rencontres avec Silvia Pérez-Vitoria sont prévues en novembre : à Namur (le 14, en soirée) et à Nismes (le 17, 14 h 30). Le dépliant pour l'ensemble des activités.
- Dimanche 18 novembre 2018 à partir de 9 h 30, Trooz (Liège)
Trail du second souffle
Le « Trail du second souffle » (trails et marche) est une manifestation sportive, ludique, conviviale et engagée au départ de Trooz. Elle souhaite sensibiliser aux conséquences négatives pour ce poumon vert Liégeois du projet de construction de la liaison autoroutière CHB (Cerexhe-Heuseux-Beaufays).
Activités : en plus des trails (12 et 30 km – inscription obligatoire) et de plusieurs marches (12 km, 16 km ou marche en famille sur mesure avec guide Natagora – sans inscription), repas avec des produits locaux, stands associatifs, etc.La laison CHB est un projet de tronçon autoroutier entre Cerexhe-Heuseux et Beaufays (à l’est de Liège), une idée désuète qui date des années 60. Le tronçon traverserait des zones naturelles relevées pour leur intérêt biologique. En plus du désastre environnemental qu'elle produirait, d’autres nuisances d’une importance capitale en découleraient : problèmes de mobilité, exode urbain (Liège et Verviers), périurbanisation massive, bruit...
Information et inscription : chbtrailnature.be
La liaison CHB est restée au frais lors de cette législature par manque de budget mais certaines volontés politiques sont toujours bien présentes à ce sujet, entre autres l'inscription au SDALg (Schéma de développement de l'arrondissement de Liège) ainsi qu'au PUM (plan urbain de mobilité) qui sortira tout prochainement à l'enquête publique, des propositions de rachats de terres à l'amiable,… (pour plus d'informations, voir www.groupementchb.com). Le groupement CHB continue son travail en restant vigilant aux déclarations politiques et aux nouveaux documents qui paraissent au niveau du développement de la région. Il s'inscrit également dans un groupement plus large d'associations, Occupons le terrain, qui travaille à la protection des espaces verts en essayant notamment d'obtenir de la part de nos politiques plus de transparence dans leurs projets et leurs décisions ainsi qu'une meilleure écoute du citoyen.
Le mpOC-Liège est partenaire de l'organisation.
- Mercredi 21 novembre 2018, 18 h, Liège
Enquête publique sur le SDT, séance d'information de Liège au CESW, Rue du Vertbois 13cDans toute la Wallonie, à partir du 22 octobre 2018, s’ouvre une vaste enquête publique de 45 jours sur le Schéma de Développement du Territoire. Il était temps. La mandature précédente avait abouti, à pareille époque, à un document pareillement soumis à enquête publique ; le SDER porté par le Ministre Henry avait été stoppé après les élections de 2014. Les élections de mai 2019 stopperont-elles le SDT du Ministre Carlo Di Antonio ? Le calendrier est serré mais pas impossible.
Plus d'information sur le site d'IEW et le site de FIAN (Pressions sur nos terres agricoles - Face à l’artificialisation des sols, quels leviers d’action ?).
- Samedi 24 novembre 2018, 13 h 30, Saint-Gilles (Bruxelles)
Mon père, ce robot
Déferlement technologique et transhumanisme : déconnexion générale !Le Mouvement politique des objecteurs de croissance, le journal Kairos et la Maison du Livre, avec le soutien de Technologos, invitent à une journée de réflexion dans le cadre de l’événement « Mon père, ce robot » à la Maison du Livre 24-28, rue de Rome 1060 Saint-Gilles « Déferlement technologique et transhumanisme : déconnexion générale ! ».
La propagande technophile occupe notre quotidien par un matraquage publicitaire dans les médias et les discours politiques. Impossible d'y échapper, difficile de faire entendre une voix discordante sur le mythe du numérique « bienfaiteur et dispensateur de progrès ». Comme le débat public sur cette question est pour l'instant insuffisant, il est crucial de discuter des choix de société – celle que nous voudrions, celle que nous refusons –, et ainsi dévoiler l'impact social, démocratique, écologique, sanitaire et humain du « tout numérique » que le capitalisme mondialisé nous impose sans une once de démocratie. Dans ce tableau, le transhumanisme apparaît comme un mouvement encore relativement méconnu, et pourtant bien agissant, tant dans des projets concrets financés à coups de milliards de dollars que dans l'idéologie qu'il promeut et qui façonne insidieusement les esprits.
Cette journée s’adresse à tout citoyen curieux de comprendre ce qui se profile et motivé par l’avenir de nos sociétés, civilisation et espèce.
Dimanche 2 décembre 2018, 12 à 17 h, Bruxelles
Grande mobilisation pour le climat, pour l’ouverture du sommet climatique à Katowice, en Pologne (COP24).
- Plus d'information sur cette mobilisation sur le site de la Coalition Climat.
- Info sur le site du mpOC-Liège : État du climat, articles et rapport d'octobre 2018 du GIEC (Réchauffement planétaire de 1.5°C).
- Dimanche 9 décembre 2018
Balade pédestre, voir ci-dessus, « Nos prochains dimanches conviviaux ».
- Jeudi 24 janvier 2019, 18 h 30, Liège
Technologies sans fil, ondes électromagnétiques,… Et notre santé ?
Conférence-débat avec Wendy de Hemptinne, physicienne.Téléphones mobiles et autres appareils connectés sont devenus des objets d’usage courant… à la maison, au travail, à l’école, dans les transports et les lieux publics. Les technologies de télécommunication sans fil génèrent des rayonnements électromagnétiques non ionisants inédits pour les êtres vivants. Et si cet « électrosmog » invisible, inodore et silencieux avait néanmoins un impact sur nos cellules et, ce faisant, sur notre santé ? La science n’a pas encore dissipé toutes les inconnues mais elle a clairement établi que les êtres humains, la faune et la flore sont impactés, même quand l’intensité du rayonnement est faible. Que penser alors des effets cumulatifs de l’exposition multiple et quasi-permanente que nous subissons ?
Organisation : mpOC-Liège avec le soutien d'Attac-Liège.
Wendy de Hemptinne est physicienne indépendante et donne régulièrement des conférences sur cette question vitale, à destination du grand public, des professionnels de la santé, des professionnels de la construction, des parents et du personnel enseignant dans des écoles.
À l'ULiège, place du XX août 7, à 19 h, accueil dès 18 h 30 (exposé de 19 à 20 h 15, interruption, débat).
Entrée à prix libre.
Informations sur la question de l'électrosmog
– Pollution électromagnétique par les micro-ondes et autres (page Électrosmog du Grappe).
– À propos du déploiement annoncé de la 5G : Polémique autour de la 5G : le Parlement bruxellois interpellé (8 novembre 2018).
– Voir la rubrique pétition du site du mpOC-Liège.
- Jeudi 7 mars 2019, 19 h, Liège
Contre le totalitarisme transhumaniste
Conférence-débat avec Michel Weber, à propos de son dernier livre, Contre le totalitarisme transhumaniste. Les enseignements philosophiques du sens commun (FYP éditions, novembre 2018). Philosophe et essayiste, Michel Weber est directeur du Centre de philosophie pratique (Bruxelles) et professeur adjoint à l’Université du Saskatchewan (Canada). Ses recherches actuelles portent principalement sur la philosophie politique et la philosophie de la psychiatrie. Il a publié une cinquantaine d’ouvrages scientifiques, dont quinze monographies.Le transhumanisme s’impose comme une nouvelle croyance à grand renfort de promesse de jeunesse éternelle et de conférences TED. Il préconise l’utilisation d’innovations technico-médicales, afin d’améliorer les caractéristiques physiques et mentales des humains, pour concrétiser l’espérance prométhéenne : guérir, améliorer, transcender.
Mais quels sont ses fondements idéologiques ? Pourquoi ses partisans veulent-ils l’installer comme une véritable croyance ? Quels sont leurs intérêts et motivations ? Michel Weber montre que même si ce courant de pensée est souvent présenté comme apolitique, une autre réalité se cache sous les prétextes émancipateurs d’outils techniques : la volonté de tout prévoir, de tout anticiper et de tout contrôler. Cette société fondée sur l’hypercontrôle et la maîtrise absolue du cours de nos vies nous plonge encore davantage dans l’hyperindividualisme, sous l’emprise quasi totale de la technologie. Cela conduit à une nouvelle forme de totalitarisme. Le transhumanisme apparaît alors comme l’aboutissement logique d’une doctrine technocapitaliste, terme d’un long processus de destruction des conditions de possibilité de la vie authentique en général et de la démocratie en particulier. À travers une approche philosophique, Michel Weber nous livre dans cet essai un solide contre-argumentaire aux thèses transhumanistes et interroge la place actuelle et future de la technique dans l’évolution de nos sociétés et de l’humanité.Organisé par le mpOC-Liège avec le soutien d'Attac-Liège.
À la salle Lumière de l'ULiège, place du XX août 7 (2e étage), à 19 h 30, accueil dès 19 h. Entrée à prix libre.
- Jeudi 9 mai 2019, 19 h, Liège
Penser l’antitourisme
Conférence-débat avec Rodolphe Christin, sociologue, auteur de plusieurs essais dont le Manuel de l’antitourisme (Ecosociété, 2017).L'industrie touristique a longtemps bénéficié d'un consensus faisant d'elle une activité plaisante, culturellement valorisante, contribuant au progrès de l’humanité et propageant le développement sous tous les climats. S'il est facile de critiquer le monde industriel qui nous oblige et nous aliène à l'usine et au bureau, il apparait plus délicat de critiquer ce monde lorsqu'il prétend nous faire du bien, à l'ombre d'un parasol ou au milieu d'un paysage prétendument préservé. Pourtant le tourisme est le pur produit du capitalisme et un monde en transition doit apprendre à s'en passer. Ici et là, de plus en plus, des signes de contestation émergent, des remises en cause voient le jour. Il convient donc plus que jamais de penser l'antitourisme.
Lire cet interview de R. Christin :
Que vous le vouliez ou non, en vacances, vous resterez toujours un touriste (illustration de Pierre Thyss).Organisé par le mpOC-Liège avec le soutien d'Attac-Liège.
À la salle Lumière de l'ULiège, place du XX août 7 (2e étage), à 19 h 30, accueil dès 19 h. Entrée à prix libre.
Programme :
13 h 30 : accueil.
14 h : première table ronde « Le Grand Remplacement de l’humain par la machine ».
Intervenants :
– Pièces et Main d’œuvre, activistes grenoblois contre la tyrannie technologique.
– Michel Weber, philosophe.
– Alain Gras, sociologue.
Modérateur : Bernard Legros
16 h 30 : pause.
17 h : seconde table ronde « Le déferlement technologique aujourd’hui : exemples emblématiques ».
Intervenants :
– Bruno Poncelet, anthropologue, formateur au Cepag.
– Sarah Dubernet, membre de l’Association de veille et d’information civique sur les enjeux des nanosciences et des nanotechnologies (AVICENN).
– Paul Lannoye, physicien, député européen honoraire et président du Groupe de réflexion pour une politique écologique (Grappe).
Modérateur : Robin Delobel.
19 h 30 : pot de l’amitié.
20 h 15 : concert de blues acoustique avec le guitariste Hervé Krief.
Entrée : 5 € (revenus faibles, allocataires) et 8 €.
Le système Pierre Rabhi
Salle comble à l’Université de Liège ce jeudi 11 novembre 2018 pour écouter Jean-Baptiste Malet à propos de son article « Le système Pierre Rabhi », publié dans Le Monde diplomatique du mois d’août*. Manifestement, l’organisateur de la soirée, l’asbl Barricade, au vu des nombreux messages en tout genre reçus avant la soirée, craignait les dérapages, verbaux du moins. Il n’en n’a rien été ; on le doit certainement aux qualités des uns et des autres : le public, l’invité du jour et l’animateur de la soirée.
On savait Pierre Rabhi dénier toutes les formes de domination, en particulier celles de classe et de genre, et un adepte du développement personnel privé de toute action politique et collective. Accompagnant le capitalisme – refusant même d’en parler –, la voie Rabhi ne donne aucune chance aux générations futures en préparant une fin de siècle où réchauffement climatique de 3 ou 4 degrés, extinction massive des espèces et destruction de l’écosystème Terre seront réalités.
On connaissait moins les dessous de la construction du mythe Rabhi et de son ascension médiatique. C’est maintenant chose faite avec cette enquête très documentée. Gageons qu’il faudra encore du temps pour qu’elle percole dans les consciences chères à Pierre Rabhi : en effet, celui-ci est de nouveau annoncé à Bruxelles en décembre ; avec près de mille réservations, celles-ci sont déjà clôturées malgré un prix d’entrée à 15 €.
Deux bémols cependant dans le chef de l’intervenant. Tout d’abord nous ne connaissons pas de « militants de la décroissance qui soient des fans de Pierre Rabhi ». Plus important, la critique de la biodynamie nous semble trop rapide et manquer de fondement, même en comprenant que Pierre Rabhi en a fait un usage déplacé au Burkina Faso.
- *Lire l’article de Jean-Baptiste Malet et le droit de réponse exercé par Pierre Rabhi.
Jean-Baptiste Malet est journaliste au Monde diplomatique et l’auteur de plusieurs enquêtes et ouvrages, dont une remarquable enquête sur la tomate industrielle mondialisée pour laquelle il a reçu le prix Albert Londres (Empire de l’or rouge, Éditions J’ai Lu). - En relation, cet article de René Dumont, La survie de l’humanité en grand péril, publié en octobre 1988, René Dumont étant cité dans l’article de Jean-Baptiste Malet et déniant à Pierre Rabhi une véritable expertise dans le domaine agricole.
Climat et effondrement
Limiter le réchauffement du globe à 1,5°C est vital pour nombre de populations humaines et autres. En octobre 2018, le GIEC a publié un rapport Réchauffement planétaire de 1.5°C, un rapport commandé lors des négociations de la 21e Conférence des Parties (COP21 à Paris en 2015) ; il fait le point sur les conséquences d'un tel réchauffement en comparaison avec un réchauffement de 2°C. Comment y arriver, sous quels scénarios ? Selon le rapport, c’est encore possible à condition de mettre en œuvre des transformations radicales et rapides dans tous les domaines de notre société.
Toutefois, à l’origine de ce nième rapport du GIEC, il y a un biais de taille qui jette le trouble sur ses conclusions et scénarios. C’est après la COP21 de Paris en 2015 que les Nations unies ont commandité aux scientifiques du climat réunis dans le GIEC* un « rapport spécial » proposant des moyens « réalisables » de limiter le réchauffement planétaire à 1,5 degré tout en soutenant la croissance économique et en réalisant les objectifs de développement durable (sic) de l'ONU.
Pourtant, l’histoire, de la révolution industrielle à nos jours, montre que l’augmentation du principal gaz à effet de serre, le gaz carbonique, est indubitablement lié à la croissance du PIB mondial, lui-même lié à la croissance de la consommation de l’énergie et des matières premières, et qu’il n’y a jamais eu de « découplage » entre les deux (c’est bien une des raisons pour lesquelles un des fondements du projet de la décroissance est la « réduction radicale des flux d’énergie et de matières »). De plus, en 1972, le rapport Meadows** a formellement établi que tout scénario de croissance menait à l’effondrement de la société industrielle du fait de l’épuisement des ressources non renouvelables.
C’est bien pourquoi les scénarios proposés dans ce rapport ne peuvent être crédibles. Ils font d’ailleurs appel pour l’essentiel à des techniques de capture de carbone dont le potentiel est tout théorique, même en supposant qu’elles seraient faisables à l’échelle industrielle, ce qui n’est pas plus démontré. C’est dit autrement par l’European Academies Science Advisory Council, le regroupement des académies nationales des sciences des pays de l’Union européenne, dans un rapport publié en février 2018 : il considère que « se reposer sur les TEN*** pour compenser l’échec des réductions d’émissions aurait des implications sérieuses pour les générations futures ».
On comprend que la classe des dirigeants et des puissants de ce monde ne puisse se résoudre à changer un système qui lui est avantageux et considère que la mise en cause de la croissance est politiquement inacceptable. On comprend moins pourquoi les scientifiques du GIEC se sont prêtés à ce jeu de dupe, postposant une éventuelle réponse efficace au défi climatique.
___
* GIEC : Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (IPCC en anglais, Intergovernmental Panel on Climate Change).
** Ou rapport du Club de Rome, actualisé et réédité en 1993 et 2004. Il présente une série de scénarios d’évolution possible de notre monde sur base de différentes conditions initiales (croissance ou non, innovation technique radicale ou non, empreinte écologique, indice de bien-être humain, etc.). Ces scénarios sont produits par un modèle informatique.
*** TEN : « technologies à émissions négatives », c’est-à-dire, qui permettraient de retirer du carbone de l’atmosphère.
Information :
- Climat et effondrement : seule une insurrection des sociétés civiles peut nous permettre d’éviter le pire. Christophe Bonneuil, Basta !, octobre 2018.
- Capturer massivement les émissions de CO2 plutôt que de les réduire : pourquoi c’est une illusion. Kévin Jean, Basta !, octobre 2018.
- La lettre n° 11 de Plateforme Wallonne pour le GIEC, présentation du rapport Réchauffement planétaire de 1.5°C (octobre 2018)
- Le résumé à l’intention des décideurs rapport Réchauffement planétaire de 1.5°C (en anglais uniquement, à ce jour, Summary for Policy Makers – SPM), octobre 2018.
- Le site du GIEC.
La débâcle du nucléaire annoncée, présente et à venir
Un communiqué de Fin du nucléaire asbl en date du 4 octobre 2018 :
Nous le savons, les sept réacteurs nucléaires belges sont amortis depuis longtemps, 20 ans après leur mise en service(1), dûment payés par les consommateurs via des factures d’électricité élevées, sans qu’il n’y ait jamais eu de débat de société sur ce choix énergétique, ni sur son mode de financement à marche forcée. Grâce à ces réacteurs payés par les consommateurs, à partir de 1995 et plus encore de 2005, Engie-Electrabel(2) a engrangé des bénéfices plantureux. Avec la bénédiction des gouvernements belges successifs, qui, jouant à fond le jeu de la libéralisation du marché de l’énergie, n’en ont récupéré qu’une petite part, pour combler des déficits budgétaires...
Ce n’est pas tout. Depuis la mise en œuvre de la filière nucléaire, celle-ci a profité de toutes sortes de largesses, à commencer par l’accaparement d’une partie importante des budgets publics de recherche. Les provisions pour le démantèlement des centrales et le stockage des déchets sont insuffisantes et leur gestion sujette à caution, 75 % de ces montants étant recyclés par Electrabel pour investissement propre : ils seraient perdus en cas de faillite. Aucune rémunération pour le risque d’accident nucléaire majeur n’est prélevée, bien que le coût d’un tel accident pourrait dépasser les 5.000 milliards d’euros, alors que la responsabilité d’Engie-Electrabel est limitée à 1,2 milliards(3). Terminons par un exemple tout récent : la ministre de l’énergie a attribué 10 millions d’euros à des projets de recherche nucléaire, pris dans un fonds de 28 millions attribué à la transition énergétique(4).
Tant les dirigeants d’Engie-Electrabel que ceux du pays ont considéré ces réacteurs comme une vache à lait personnelle qui durerait éternellement, malgré les avertissements d’associations citoyennes et de quelques rares représentants politiques. En 2005, dans un document émanant d’un groupe d’associations écologistes, on lisait :
« Ce sont les responsables politiques qui seront au pouvoir entre aujourd’hui et 2015-2025 qui détermineront si la loi de sortie du nucléaire de 2003 sera effectivement mise en œuvre. Pour cela, ils doivent dès aujourd’hui mener une politique active pour que les 50 % d’électricité d’origine nucléaire dans notre pays ne soient plus nécessaires ou soient produits autrement. Ceci ne pourra être réalisé que grâce à des choix réfléchis :
- Limitation de la demande grâce à l’utilisation rationnelle de l’énergie, amélioration de l’efficacité énergétique et comportements économes ;
- Implantation optimale des sources d’énergie renouvelables ;
- Utilisation de technologies de production d’électricité ayant des rendements élevés, comme la cogénération »(5).
Ceci est resté lettre morte[...]
Lire la suite.
Contre le déploiement des compteurs communicants
Un collectif d'associations entreprend un recours en annulation des législations sur le déploiement des compteurs communicants en Wallonie et à Bruxelles, devant la Cour Constitutionnelle, à l’initiative des asbl Grappe et Fin du nucléaire avec le soutien d’autres associations, Inter-environnement Bruxelles, mpOC, mpOC-Liège,...
Afin de faire face aux frais de justice et d’avocat qui devraient être compris entre 10.000 et 15.000 €, le collectif vous sollicite pour faire un don. La hauteur de ce montant et la difficulté d'être plus précis viennent du fait qu'il y a deux recours à porter sur des législations relativement complexes et très différentes. Actuellement le montant des dons s’élève à 7.646 €. Toutes les autres activités du collectif sont le fait de bénévoles.
Pourquoi un recours ?
Contexte juridique
Le décret wallon et l'ordonnance bruxelloise sur le déploiement des compteurs communicants ont été votés les 18 et 20 juillet 2018, respectivement. Ces législations établissent que, tôt ou tard, personne ne pourra échapper à ces compteurs sauf à se déconnecter du réseau électrique (et du gaz à Bruxelles). De fait, on lit ceci dans le décret wallon : « Nul ne peut s’opposer au placement d’un compteur intelligent ni en demander la suppression sous peine de ne pouvoir exercer son droit d’accès au réseau ». L’ordonnance bruxelloise comporte une phrase similaire.
Le délai pour déposer un recours est de 6 mois après la publication de la législation au Moniteur. Le décret wallon a été publié le 6 septembre et l’ordonnance bruxelloise le 20 septembre.
Les problèmes soulevés par ce déploiement
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Le compteur communicant est un compteur électronique d’électricité, de gaz ou d’eau. Il est contrôlé à distance (par exemple, pour couper un compteur électrique) et transmet des données de consommation individuelles à un centre de données et de gestion.
Les compteurs communicants présentent de nombreux défauts et risques divers, en termes de protection de la vie privée, de santé publique, de coût ainsi que d'impacts sociétaux et écologiques alors qu’on peine à y trouver le moindre avantage sociétal.
Leur déploiement se traduirait par un surcoût important pour le citoyen et les entreprises (compteur plus cher, à faible durée de vie, coût de l'infrastructure et de sa maintenance, surconsommation électrique) et n'est aucunement nécessaire à la transition énergétique comme le prétend le lobby des industriels du compteur communicant (ESMIG - European Smart Metering Industry Group devenu récemment European Smart Energy Solution Providers...).
Le compteur communicant place le citoyen usager sous le contrôle et la surveillance du gestionnaire de réseau en dehors de tout contrôle démocratique et juridique.
Le déploiement des compteurs communicants augmenterait notre exposition aux ondes électromagnétiques mais les conséquences en termes de santé publique sont ignorées par les législations du déploiement. Les éventuelles dérogations pour les personnes EHS (électro-hypersensibles) ne peuvent convaincre.
Les législations votées en juillet 2018 constituent aussi une atteinte au droit d'accès à l'énergie et il n’y pas eu de véritable débat démocratique sur le bien-fondé de ces compteurs.
Globalement, la consommation d'électricité augmenterait car il n'y aura pas d'économie au niveau du consommateur comme le montre l’expérience d’autres pays ; par contre, il y a une consommation électrique supplémentaire par les compteurs, les répéteurs, les concentrateurs et les centres de données.
À ceci, il faut encore ajouter l’énergie consommée tout au long du cycle de vie des compteurs communicants et des autres équipements, énergie très supérieure à celle du cycle des compteurs électromécaniques (les compteurs communicants ont une durée de vie bien plus courte et, comme tout équipement électronique, ils nécessitent un grand nombre de métaux demandant beaucoup d’énergie pour être extraits et raffinés ; comparativement à leurs pendants électromécaniques, leur recyclage est limité et bien plus énergivore).
Il est paradoxal de voir un système promu comme indispensable à la transition énergétique consommer plus d’énergie et de matière que le système qu’il est censé remplacer et, de ce fait, aller à l’encontre des objectifs de limitation du réchauffement climatique.
Pour plus d’information et faire un don, voir le site du Collectif : www.stopcompteurscommunicants.be
Pétitions
- Climat : pétition et action dans le cadre de la Coalition Climat
La Coalition Climat est une asbl qui réunit plus de 70 organisations de la société civile belge ; elle met en place une mobilisation nationale, Claim the Climate, en vue des 24e négociations climatiques (COP24) qui auront lieu à Katowice (Pologne), en décembre 2018.
– Pétition : Déclarons l’état d’urgence environnemental !
– Lettre à envoyer par la poste à Charles Michel et Jean-Claude Juncker (PDF à imprimer et signer).
– Info : État du climat, articles et rapport d'octobre 2018 du GIEC (Réchauffement planétaire de 1.5°C). - Climat : poursuivre en justice l’UE coupable d'inaction
Ils sont agriculteurs, bergers, forestiers, étudiants, propriétaires d’hôtels ou de restaurants. Ils vivent en Suède, au Portugal, en France, en Italie, en Allemagne et en Roumanie. Tous sont déjà victimes du changement climatique et en témoignent : Armando a perdu ses forêts dans les incendies qui ont décimé le Portugal, Sanna redoute de perdre son élevage de rennes menacé par la fonte du permafrost, Maurice peine à vivre de sa culture de lavandes du fait des sécheresses consécutives... Ensemble, ils ont décidé d’attaquer en justice l’Union européenne pour le manque criant d’ambition de ses objectifs climatiques. Ils interpellent les ministres de l’Environnement sur la révision de leurs engagements carbone.
– Pétition de soutien sur wemove.eu.
– Article sur Bastamag.
– Site du CAN (Climate Action Network), en anglais et allemand uniquement : info et pétition (la même). - Pétition contre le déploiement de la 5G (à Bruxelles et ailleurs)
Pétition contre le déploiement de la 5G initiée par l’association ondes.brussels à l’occasion de la publication de son rapport « 5G : des risques inconsidérés pour la santé et l’environnement » (novembre 2018).
La pétition sur www.ondes.brussels.
Pétition internationale contre la 5G
Adressée à l'Organisation des Nations Unies, à l'OMS, à l'Union européenne, au Conseil de l'Europe et aux gouvernements de tous les pays.
Site en anglais mais l'appel est disponible en français (PDF).
Signer la pétition (formulaire en anglais).
Pour le mpOC-Liège,
Francis Leboutte
Mouvement politique des objecteurs de croissance, groupe de Liège
Tél : 04 277 91 42
Courriel : info @ liege.mpOC.be
Site : liege.decroissance.be
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– Fréquence de cette lettre : de 1 à 3 exemplaires par an. Le site est mis à jour régulièrement (agenda, dimanches conviviaux, pétitions, documents divers classés par thèmes,...).
– Abonnement, désabonnement et archives de cette lettre

